Moi, Bleuet !

Bonjour,

Je m’appelle Bleuet. On m’appelle aussi bluet ou aubifoin ou encore casse-lunettes, j’ai tant de noms! Je suis un peu fofolle, et j’adore m’immiscer partout! Et oui, j’arrive à pousser un peu n’importe où, j’ai une telle robustesse que finalement je suis considérée comme une mauvaise herbe!

Mon nom latin? Les Hommes m’ont donné Centaurea cyanus L. , il me semble que Centaurea c’est en référence au centaure Chiron dans l’histoire d’Achille. C’est quand même bizarre de donner un nom d’animal à une plante ! Bon et puis je vais pas vous raconter l’histoire parce que moi l’histoire des Hommes, je m’en fiche un peu et on est là pour parler de moi ! Bon et, cyanus, c’est du grec, c’est ce que je préfère, ça veut dire bleu ! Et j’allais oublier le L. à la fin, ça c’est Linné, c’est l’homme qui m’a trouvé et nommé, sans lui je serais encore inconnu au bataillon. D’ailleurs il a nommé plein de copines à moi, enfin je crois…

Bon, revenons à moi! J’aime trop ma couleur bleue, on peut pas la rater ! Alors que ma copine la Marguerite, elle a ses pétales toutes blanches, comment voulez-vous qu’on la voie? Mais on fait quand même partie de la même famille, c’est trop cool ça, car même si je suis plus belle qu’elle, on est toutes les deux des Asteraceae.

Ah et puis moi, je suis bien plus grande qu’elle ! Je peux aller jusqu’à 80 cm, quand je suis en forme… Je vous avais dit que j’étais bien mieux (je sais pas pourquoi on en fait toute une histoire de cette marguerite).

Et puis j’ai belle allure avec mes feuilles linéaires, lancéolées et un peu cotonneuses, ça donne envie de venir vers moi, hein ! Je le savais …

Et quand c’est l’heure de la fécondation, bah oui bande de petits coquins, moi aussi faut que je lègue mes gènes, même si je suis hermaphrodite, j’ai quand même besoin des abeilles et autres petits butineurs pour être pollinisée. Alors je sors le grand jeu ! Des beaux capitules bleus avec pleins de petites fleurs au centre. Mes pistils on les voit de trèèès loin et j’ai un harem de petits copains qui adorent venir me butiner.

Ah et j’adoooore le soleil et surtout quand je suis avec mes copines en prairie. On fait bronzette tout l’été ! Bon pour le froid, on va pas dire que j’aime ça mais je suis assez résistante (jusqu’à -12 °C). Je vous l’avais dit que j’étais robuste ! Hihi !

Après quand le soleil se couche plus tôt et quand tous mes copains sont venus me voir, je monte en graines. Et puis bah là, mes belles fleurs se flétrissent pour laisser place à ma progéniture.

Et enfin, je peux dormir pour me reposer de tout ce travail. C’est que ça demande de l’énergie tout ça !

Et mais c’est pas fini ! Vous les Hommes, vous aimez bien me cueillir, déjà parce que chez vous je donne un côté osé dans votre habitat, mais aussi je soigne plein de trucs.

Y paraît que j’ai pleins de vertus. Surtout mes magnifiques fleurs, d’ailleurs il n’y a que ça qui vous intéresse…

Mes propriétés ? Alors … dans de l’eau chaude (vous appelez ça une infusion, je crois) je suis expectorant, diurétique et anti-inflammatoire.

Et même que quand vous faites des bains avec mes fleurs, il paraît que c’est un super anti-inflammatoire pour vos yeux (tellement je vous éblouis par ma beauté). Non, non, je ne suis pas narcissique… (et je ne parle pas de ma lointaine cousine Narcisse, une Liliaceae qui se prend pour la plus belle de toutes, faut pas exagérer ! )

N’empêche que mes fleurs vous sont d’une grande aide, et je sais très bien que vous les adorez pour vous soigner. Mais allez-y doucement quand même, j’ai besoin de mes fleurs pour pouvoir me reproduire. Il faut pas oublier, hein ! Comme vous, je dois transmettre mon savoir à travers des générations.

D’ailleurs, vous les Hommes, vous êtes contradictoires, d’un côté vous me ramasser pour vos besoins personnels et puis d’un autre côté, vous m’exterminez, soit disant parce que je suis pas comme votre blé. Pourtant, la différence c’est ce qui fait la richesse des terres non ?

À bientôt, dans une prairie avec pleins de copines et de copains !

Quoi ? Vous êtes encore là ? Vous voulez plus de détails sur des recettes ? Mmph ! Non ! C’est confidentiel, non mais oh ! Z’imaginez si les méchants l’apprennent ? Moi je vais finir comment ? Torturée ? Éradiquée ?

Ah ! c’est pour vos yeux … C’est vrai que j’ai un don pour ces petites choses là… Bon d’accord, mais avec parcimonie alors hein, j’ai toujours besoin de mes fleurs, je rappelle quand même.

Voilà le topo:

  • Fleurs fraîches tout juste cueillies (ne pas attendre)
  • Eau bouillante

Dans un bocal bien stérilisé, mettre les fleurs et l’eau bouillante jusqu’au ras des fleurs, bien fermer et laisser infuser pendant au moins 24 heures.
Filtrer le tout et mettre dans un pot opaque pour éviter les U.V..
Se conserve au frais.
Vous pouvez nettoyer vos yeux chaque matin et soir avec cet infusé.

L’achillée millefeuille, la plante des femmes

Aujourd’hui, je vous fais mon premier post sur une plante sauvage. Étant en étude pour être future herboriste, je me ferais un plaisir de vous partager quelques plantes que j’affectionne tant.

Achillea Millefolium L.

Je vais vous parler de cette merveilleuse plante qu’est l’achillée millefeuille, faisant partie de la famille des Asteracea (pâquerette, pissenlit, …). Je l’affectionne tant par sa beauté que par ses propriétés médicinales. Elle a traversé les âges, jusqu’à même être emprunt de légende. Et oui, son nom est tiré du héros mythique Achille, qui s’en servit pour guérir des blessures.

C’est à partir de juin jusqu’à octobre qu’on peut la trouver sur les rebords de chemin ou dans les zones sauvages.

De sa hauteur de 20 à 70 cm, elle est reconnaissable entres toutes, avec ses inflorescences blanches-roses qui accueillent un grand nombre de pollinisateurs. Quant à ses feuilles, elles sont découpées comme une plume, on dit d’ailleurs que cette feuille est le sourcil de Vénus. 😉

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Son odeur âcre mais toutefois aromatique est un délice de senteur.

La plante des femmes

Ce surnom lui colle à la peau pour ses effets bénéfiques sur les cycles menstruels. Elle régule, apaise les douleurs, et calme les règles trop abondantes.

De part ses propriétés hémostatique (arrêt des saignements), elle a été très souvent utilisée, pour les femmes, en bain de siège pour les douleurs pelviennes.

Cependant, elle est contre-indiquée pour les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les jeunes enfants.

D’autres vertus …

Elle n’est pas que hémostatique, elle est aussi cicatrisante, digestive et anti-inflammatoire.

C’est-à-dire qu’elle va faciliter la guérison des plaies ou entailles, c’est pour cela qu’elle est aussi surnommée ‘Herbe aux coupures’. Par exemple, un randonneur pourra directement appliquer quelques feuilles bien écrasées entre les doigts pour sortir le jus et les poser sur la coupure. Le saignement sera alors stoppé rapidement.

On dit aussi qu’elle est hépato-protectrice et tonique ; elle va protéger le foie, stimuler l’appétit et faciliter la digestion.

Et enfin, elle est très efficace pour les inflammations et les hémorroïdes.

Différentes utilisations

L’achillée millefeuille est comestible, elle peut agrémenter certain plat comme les omelettes, les soupes, … A vous de tester !

Pour une utilisation plus médicinale, cette plante est aussi utilisée par voie externe comme les cataplasmes, huile, pommade ou encore les bains. Par voie interne, en infusion ou inhalation pour les infections de voies respiratoires ou maux de gorge.

Pour ma part, je fais sécher les sommités fleuries (extrémités de la tige fleurie) et les utilisent ensuite en tisane. En général, une récolte suffit pour mes besoins personnels sur l’année.

Au début, son amertume très prononcé me gênait beaucoup, mais maintenant, c’est ce que je préfère !

J’espère que cela vous aura donné l’envie de tester cette plante sauvage !

Les attrape-rêves, ces protecteurs de nos nuits

Dans chaque culture, les rêves sont toujours évoqués, comme une partie mystérieuse de nous-même.

L’attrape-rêves ou capteur de rêves est à l’origine amérindienne (Ojibwés exactement), plusieurs légendes entourent cet objet chamanique. Voici un exemple d’une de ses légendes :

Il y a bien longtemps, lorsque le monde était encore jeune, dans un village autochtone, un Amérindien dormait avec ses frères et ses sœurs dans leur maison longue. Un jour, l’homme partit à la chasse pour aller chercher le repas pour les prochaines lunes. Il partit loin, afin de trouver un orignal s’abreuvant d’eau de source pure coulant de la montagne. Il traversa rivières et fleuves avec courage et détermination, sans apercevoir de chevreuils, ni d’orignaux dans les environs. Il décida alors de partir vers une montagne, songeant que le repas allait bientôt être servi. En chemin, il aperçut une grotte immense dans laquelle pouvait se trouver n’importe quelle bête. Il y entra en y projetant tous ses espoirs.Dans la grotte, l’orignal était absent. A la place un esprit malveillant s’y trouvait. L’homme se sentit mal, certain d’une sombre présence dans ces profondeurs. C’est alors qu’une bête surgit. Des yeux couleur de sang, un poil noir comme la nuit, un museau retroussé et des crocs prêts à mordre la chair. L’homme sursauta et s’enfuit, paniqué, abandonnant son arc derrière lui, avec une minuscule lueur d’espoir de rester en vie.De retour au village, l’homme avait les bras vides. Pas de nourriture, ni d’armes pour chasser d’autres bêtes. Et il était terrorisé à l’idée de retourner à la chasse.Le soir-même, il n’arriva pas à trouver le sommeil. Dès qu’il s’endormait, il voyait encore ces deux yeux couleur de sang le fixer et la bête au poil noir prête à le dévorer. Le soir suivant, il essaya à nouveau de dormir, mais sans résultat. Nuit après nuit, lunes après lunes, l’homme ne pouvait plus dormir sereinement. L’esprit de la bête aux yeux de sang le hantait. Plusieurs soleils passaient et rien ne changeait.Une nuit, l’homme se leva après un cauchemar. Il sortit du village et partit vers la forêt. Mais, exténué, il s’endormit sur le sol couvert de branchages.Le lendemain à l’aube, l’homme se réveilla impressionné : il n’avait fait aucun cauchemar. Il leva les yeux et aperçut une toile d’araignée où perlait la rosée du matin.Il fit pareil la nuit d’après, aucun cauchemar. Depuis, l’homme s’endormit toujours près de la toile qui, au matin, s’illuminait des rayons du soleil.Puis, il raconta cette histoire à son peuple, qui adopta cette technique.

Le pouvoir de cet objet est de filtrer toutes les mauvaises pensées, les rêves et de ne laisser passer que les songes agréables. L’attrape-rêves doit être placé dans la chambre côté soleil afin que les cauchemars piégés dans les filets soient brûlés dès le lever du jour. Au delà de son aspect esthétique, il a une vraie fonction protectrice.

La tradition veut que l’on utilise du bois de saule, des boyaux de bison et des plumes d’oiseaux de nuit tel que les chouettes ou les hiboux.

Ce que je vous propose …

… des attrapes-rêves faits par mes soins : voici ce que je peux utiliser : pour le cercle il peut être en aluminium ou en bois, le tissage sera du fil de coton avec des perles de bois (pas de plastique) et pour la « décoration », je peux utiliser des plumes ramassées par mes soins en forêt, des feuilles séchées, et bien d’autres, selon vos convenances.

Cet objet chamanique sera purifié à la sauge, et chargé au clair de lune. J’y mettrai tout l’amour requis et la protection nécessaire pour qu’il puisse atteindre son potentiel escompté.

Contacter moi si vous êtes intéressé.

.。✬*•.¸✿ Que vos songes soient doux et libres ✿¸.•*✬。.

Voici quelques unes de mes créations

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Source : Wikipédia